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Plasticienne à 10 ans :)

Ajouté le 5 nov. 2017

La nature source infinie d'inspiration.

Peintre à 25 ans

Ajouté le 5 nov. 2017

Après le dessin en petits formats, Marie Désert décide de peindre sur grands formats. Les toiles dépeignent des sujets de société. Les fonds sont des pages de journaux, magasines,... peints en blancs. Malgré les sujets plutôt grinçants, le trait reste très enfantin. (Photographie de Zullo)

Photographe à 17 ans

Ajouté le 5 nov. 2017

Etalonnage de gris pour tirage argentique

Les débuts !

Ajouté le 5 nov. 2017

Le dessin a très tôt fait partie de ses moyens d'expression.

Ajouté le 12 oct. 2016

EXPOSITION [WeArt] AU 59 RIVOLI Paris

du 25 octobre au 6 novembre (ouvert du mardi au dimanche de 13h à 20h)

Avec 5 artistes

Métro Châtelet

Interview sur my Rankart-Le Blog

Ajouté le 20 août 2016

Marie Désert

Medeya : Pouvez-vous vous présenter en quelques mots à nos lecteurs ?

Marie Désert : Peintre plasticienne de manière "assumée" depuis 2002 par besoin, par envie, par plaisir.

 

Medeya : Pratiquez-vous la peinture pour votre loisir ou en tant que professionnel ?

Marie Désert : J'ai tenté pendant 10 ans de ne vivre que de ma passion, puis j'ai dû compléter avec le métier d'animatrice en école d'arts. Cette liberté m'a permis de découvrir la création en live, avec la vidéoprojection lors de spectacles et concerts -avec des musiciens, des danseurs et un slameur. J'expose au moins deux fois par an.
 

Medeya : Quel a été le parcours professionnel et/ou artistique qui vous a forgé en tant qu’artiste ?

Marie Désert : Issue des arts appliqués, côté communication visuelle (licence obtenue en 1999), j'ai tout d'abord travaillé dans la publicité, puis dans l'illustration presse et enfants. J'ai appris la peinture de manière autodidacte et ai exposé régulièrement sur la région parisienne dès 2002. J'ai rencontré, entre autres, la directrice de l'école d'arts de Saint-Mandé (94) où j'ai travaillé 6 ans avec des enfants. Cela m'a conduite vers un essai dans l'art thérapie en 2010/11. J'ai été coordinatrice de projet artistique à Générale Décors, puis j'ai passé un Master MEEF arts plastiques (obtenu en 2016).
 

Medeya : Pourquoi avoir choisi la peinture comme mode d’expression plutôt qu’un autre ? Quel a été le déclic ?

Marie Désert : J'adore chanter et danser mais cela met le corps en première ligne. La peinture et le dessin me permettent de rester en retrait si je le désire, et de laisser ou de donner une trace matérielle. Le déclic je ne me le rappelle pas... j'ai toujours dessiné et chanté, et j'ai commencé la danse à 4 ans. J’ai dû faire un choix à 18 ans pour mes études et j'ai choisi l'art pictural.
 

Medeya : Votre vie et ses étapes influencent-t-elles votre art et de quelle manière ?

Marie Désert : OUI ! Ma vie et mon art sont bien plus mêlés que je ne le pensais. Au départ l'expression par le dessin et la peinture ont été comme un dialogue avec moi-même. Je ne comprenais pas forcément ce que je faisais. C'est avec le temps, la maturité que j'ai réussi à centrer, à conscientiser davantage ma production. Une enfance décousue et complexe. Maman à tout juste 18 ans, ce qui a développé une philosophie de vie particulière : le sens des priorités ( je ne pouvais sortir le soir et les week-end comme mes amis), la remise en question de mes "croyances", un certain sens de l'abnégation, le sens des responsabilités... Puis la séparation d'avec le papa, seule avec les deux enfants, les déménagements loin de Paris pour pouvoir se loger décemment. Cela permet plus d'espace et donc un atelier. Puis les enfants grandissent et je peux me remettre à étudier. Puis retour sur Paris et retour aux contacts, aux lieux. Moins d'espace mais plus d'opportunités... Ma vie influence donc mon art de manière pratique et philosophique/inconsciente.

 

Medeya : Comment définiriez-vous votre travail artistique ? Que dites-vous de vos œuvres à quelqu’un qui n’a jamais vu une de vos œuvres ?

Marie Désert : Je dis qu'il y a eu plusieurs étapes. Au départ je n'utilisais que rarement la couleur, puis je suis passée aux couleurs primaires, ou sorties du tube, je les ai ensuite mélangées précisément, puis récemment j'utilise la transparence -de 4 couleurs- pour donner les vibrations colorées. Au départ, je peignais des figures ou scènes inventées et figuratives souvent conceptuelles pour faire passer un message. Puis j'ai laissé libre cours à mon imagination et ai utilisé des pochoirs. J'ai ensuite eu besoin d'un support d'oeuvres existantes. Actuellement je "prélève" des extraits de film pour les reproduire. Je parle donc de mon travail d'après "Le Mépris" de Godard : je peins des arrêts sur images du film (retour en arrière au niveau technique : arrêter la mise en mouvement des images et retour à la peinture). J'utilise pour cela 4 couleurs (jaune primaire, rouge cadmium, bleu de Prusse et noir de Mars), je dis que je fais des quadrichromies. C'est la transparence qui crée la peinture finale.

 

Medeya : Pourquoi ces choix de sujet, de technique, de style ?

Marie Désert : Le Mépris représente pour moi une allégorie de la crise morale du monde moderne et de la fin des idéaux. La vérité crue, l'insatisfaction née de l'attente vaine de solutions externes, sous des apparences paradisiaques. La technique au départ est née d'un besoin de complexifier ma pratique. Ayant donné des cours pendant 6 ans je savais comment obtenir les couleurs en les mélangeant. j'ai trouvé intéressant de les laisser se mélanger sur le support papier (qui ne laisse pas le droit à l'erreur). Ensuite j'ai réalisé qu'il y avait un côté plus symbolique : les humains sont constitués de différentes "couches" qui ne se mélangent pas vraiment mais qui se complètent pour donner à voir une personne. Je crois que ce besoin d'épurer de diluer l'acrylique vient d'un besoin personnel qui n'est pas forcément dicible ou explicable. Le style entre le contemporain et le rétro, est intuitif. Je souhaite pousser davantage l'expérience en imprimant sur Diasec ces épreuves actuellement sur papier, afin de rendre les couleurs encore plus lumineuse et transparentes.

 

Medeya : Qu’est ce qui, de façon générale influence votre peinture (peintre, cinéma, musique, auteur…)

Marie Désert : L'amour, Picasso, Matisse, Delacroix, Morisot, Manet, Bonnard, les estampes japonaises, la musique classique, la musique actuelle, la nature, le palais de Tokyo, Beaubourg, la vie, France Culture

 

Medeya : Quel est le point de départ d’un tableau, la genèse d’une œuvre (un schéma, une image, le hasard, l’imagination seule, un peu de tout ça…) ?

Marie Désert : Cela a été mon imagination pendant longtemps, la société, des oeuvres d'art, des photos, à présent des films. Oui un peu de tout ça !

 

Medeya : Avec quel peintre d’hier auriez-vous aimez vous entretenir ? Et pourquoi ?

Marie Désert : Hokusai pour qu'il me transmette sa façon de travailler sans relâche partout sur tout, et sa capacité à saisir l'essence des choses par le dessin.
 

Medeya : Et parmi vos contemporains ?

Marie Désert : Question difficile... Peut-être avec Alex Katz car il y a dans sa peinture quelque chose de l'ordre de l'évidence qui semble paradoxalement abouti et inachevé... J'aime son travail de la couleur. Et pour qu'il m'apprenne sa manière de voir.

De plus un ami restaurateur d'art trouve que mon travail s'y apparente...
 

Medeya : Pouvez-vous nous citer un tableau que vous rêveriez de voir en vrai ? Pourquoi ce tableau ?

Marie Désert : La fresque de Fra Angelico à Florence au couvent San Marco. Je vais essayer d'y aller cet été d'ailleurs. Car il y a quelque chose qui me semble cristallin et lumineux dans cette oeuvre. Je pense que la voir en vrai doit être une réelle expérience sensorielle et spirituelle.


Medeya : Selon vous, à partir de quel moment un peintre, un photographe, un musicien… devient un artiste ?

Marie Désert : Je crois que c'est quand les regardeurs le décident...
 

Medeya : Quelle est l’exposition d’un autre artiste qui vous a le plus marqué ?

Marie Désert : J'ai beaucoup aimé l'exposition de Degas
 

Medeya : Quel est votre plus fort souvenir d’exposition personnelle et pourquoi ?

Marie Désert : Le plus fort souvenir est une exposition où j'ai pu exposer 60 toiles et peintures sur papier dans un espace magnifique. Un groupe de musique jazz -NHoG- avait joué pour le vernissage et mes tableaux racontaient une nouvelle histoire. J'avais même à ma disposition une nacelle pour suspendre plusieurs peintures pour structurer l'espace. Mon travail a réellement rencontré le public, c'était un bel échange.
 

Medeya : Artistiquement parlant, y a-t-il un rêve que vous n’avez pas encore réalisé ?

Marie Désert : Que l'art me permette de voyager, de vivre le plus librement possible, d'échanger et de partager avec les personnes de tous horizons, de toutes cultures...
 

Medeya : Quelle est votre actualité artistique ? Quels sont vos projets artistiques ?

Marie Désert : Actuellement je prépare une exposition pour le 59 Rivoli avec un collectif nommé [WeArt] que j'ai rencontré par les Jeunes Talents de Saint-Maur, à l'initiative de Rémi Castillo.

Elle sera sur le thème du Mépris de Godard. Je prépare une série sur "Boulevard de la mort" de Tarantino. Je voudrais réussir à instaurer une salle dédiée aux expositions dans des collèges/lycées. C'est à dire que ce que je crée n'a de sens pour moi que s'il y a un fond utile à la société.
 

Medeya : Pour se faire une idée de votre personnage de façon plus général, j’aime bien soumettre à nos artistes invités les questions un peu naïves du thème de l’île déserte…

-Sur une île déserte vous emportez…

​*Quel film ? "Le Roi et l'Oiseau" Paul Grimault

​*Quel livre ? "L'homme qui rit" Victor Hugo ou un dictionnaire
*Quelle musique ? Classique : Mozart, Prokofiev, Rakmaninov, Chopin
*Quel objet ? Un couteau Suisse
*Lequel de vos tableaux ? Un qui me permette de rêver. Avec un couple ou un paysage
 

Medeya : Quel voyage aimeriez-vous encore faire ?

Marie Désert : J'ai peu voyagé, retourner en Italie, à Londres, en Espagne.
 

Medeya : Quelles étaient vos ambitions d’enfant pour votre vie d’adulte ?

Marie Désert : Devenir fleuriste, artiste peintre

 

Merci Marie !

exposition à Epernay dans les celliers de la Maison de Castellane

Ajouté le 11 nov. 2015

Exposition dans les celliers du champagne de Castellane. Ambiance conviviale et accueil chaleureux !

EXPOSITION AU PARC FLORAL DE PARIS

Ajouté le 17 mars 2015

Exposition collective au Parc Floral de Paris du 8 mai au 9 juin. J'y exposerai 6 oeuvres sur papier en trichromie, d'après les photos de Jacques Faujour. Il s'agit de peinture acrylique appliquée en couches successives : rouge cadmium, jaune et bleu de prusse.

Exposition "Chuuuut !"

Ajouté le 2 mars 2015

Du 6 au 12 avril se tiendra une exposition collective avec Raf, Lau, Sandra Encaoua, Steph' Mc Arthur, Li Soyer, Ccil Smith, et Marie Désert.

Dans l'atelier de Michel de Marmont 4 Bd Chanzy à Saint-Maur 94100

L'expo est sur la femme : sensuelle, insaisissable, multiple, soumise, dominatrice, libre...

Plus d'infos sur la page : http://www.chuuuut.com/

exposition le 29 janvier à la mairie de Saint-Maur

Ajouté le 25 nov. 2014

Exposition le 29 janvier à la mairie de Saint-Maur, de 10h à 19h. Dans le cadre de la vente annuelle au profit d'association pour les enfants du Mékong et du Ziginchor, j'exposerai avec mes amis artistes peintres et sculpteurs

Créé avec Artmajeur