Livre d'Or

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"J’ai beaucoup aimé les peintures que tu as faites sur le mépris. Ça me rappelle ce que fait Gerhardt Richter d’après photographies. ce que j’aime ici, c’est le côté pop qui permet aussi le subtil. Tu parlais de naïf dans mon premier film, et ici aussi, j’aime cet art naif au sens du Douanier Rousseau, auquel ça me fait penser, pour des raisons que j’ignore. Peut-être les espaces aplatis, les corps arrondis (Piccoli, génial). Quelque chose qui n'a l’air de rien, léger, mais qui a une forte et profonde charge émotive, ou mélancolique… Intéressant aussi de le rendre plus antonionien, je pense au "Désert rouge" et les plans à plat, c’est marrant, Godard cherchant la sculpture dans le film, et Antonioni et ses ambiances plus à plat, comme si les deux se rencontraient ici.  Sur celles de Tarantino, cela décontextualise complètement le film, c’est hyper intéressant. Paradoxal. On ne peut imaginer que c’est un film violent, qui rend hommage aux films d’exploitation.  On ressent la féminité, l’exubérance, mais dans un sens plus joyeux, heureux, que dans le film qui est un peu poussif, comme tous les films de Tarantino selon moi, mais qui est très cool. C’est comme si ton regard, et la transformation sur la peinture leur rendait une intemporalité plus noble et luxuriante. J’aime les regards qui sont du coup rendus lyriques." Romain Baujard

Marie Désert France | 7 nov. 2017
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